rencontre

Cette semaine, une discussion très interessante avec un voisin amateur d’art .

L’artiste a t il quelquechose à nous dire?

 » et bien non, je n’ai rien à dire. Si pourtant j’ai une pensée sur le monde, comme tout un chacun,  pour l’exprimer, je vais utiliser un média plus simple et plus partagé par tous, le langage parlé/écrit .

L’artiste n’est pas celui qui a tout compris et a la prétention de dire et d’enseigner. L’artiste est un besogneux. Il travaille à créer. Ce qui mobilise l’artiste n’est pas faire comprendre une idée. Ce serait alors un travail d’illustration. L’idée ne précède pas l’acte créatif, mais l’idée nait lorsque l’oeuvre est reçue.  La génèse d’une oeuvre n’a rien à voir avec ce que l’individu qui la reçoit va en apprendre.

C’est lorsque l’oeuvre crée de l’émotion et fait sens pour un individu qu’elle justifie son existence et lui livre un savoir que l’artiste lui même ne soupçonnait pas. Lorsque l’oeuvre fait sens pour toute une societé, alors elle a quelquechose à dire à l’humanité, tout entiere. On pourrait dire autrement que l’artiste ne comprend pas son public et le public ne comprend par l’artiste. Entre les deux se trouve une oeuvre qui par son existence donne à saisir un savoir.

C’est donc l’oeuvre qui a quelquechose à dire et pas l’artiste. L’artiste met à disposition des autres, son travail. L’oeuvre dira à l’un, l’autre, vous, elle, lui, ou ne dira pas.

Lorsque l’oeuvre  dit, ce sont des idées précieuses et utiles. La connaissance inespérée.

Pascale Raunet

 

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