3 personnages en quête

Longue absence dans ce long hiver 2015. Pour fêter mon retour sur le blog, je partage une réalisation de cet hiver.

L’argile rouge est simplement patiné avec une teinte sombre  pour bois

cours de sculpture, cours de modelage, pour TOUS , à partir de 14ans

J’accompagne dans leur démarche de création ceux qui désirent sculpter l’argile,

 J’offre un temps dilaté, un espace organisé et calme pour que chacun trouve son chemin et sa propre manière de faire apparaitre la forme.

Plonger ses mains dans la terre pour la première fois, appréhender le volume, et comprendre par l’expérience ce matériau plastique, ses contraintes mais aussi ses immenses possibilités.

Le travail personnel se fait dans la concentration, parfois en musique dans le respect de chacun. Il s’accompagne d’un temps d’analyse et de partage.

Prenez contact dès maintenant avec moi , débutant ou non, pour être informé et ne pas manquer la rentrée : pascaleraunet@free.fr, l’atelier est situé à Lyon 1er

Première séance mardi 30 Septembre 2014

rencontre

Cette semaine, une discussion très interessante avec un voisin amateur d’art .

L’artiste a t il quelquechose à nous dire?

 » et bien non, je n’ai rien à dire. Si pourtant j’ai une pensée sur le monde, comme tout un chacun,  pour l’exprimer, je vais utiliser un média plus simple et plus partagé par tous, le langage parlé/écrit .

L’artiste n’est pas celui qui a tout compris et a la prétention de dire et d’enseigner. L’artiste est un besogneux. Il travaille à créer. Ce qui mobilise l’artiste n’est pas faire comprendre une idée. Ce serait alors un travail d’illustration. L’idée ne précède pas l’acte créatif, mais l’idée nait lorsque l’oeuvre est reçue.  La génèse d’une oeuvre n’a rien à voir avec ce que l’individu qui la reçoit va en apprendre.

C’est lorsque l’oeuvre crée de l’émotion et fait sens pour un individu qu’elle justifie son existence et lui livre un savoir que l’artiste lui même ne soupçonnait pas. Lorsque l’oeuvre fait sens pour toute une societé, alors elle a quelquechose à dire à l’humanité, tout entiere. On pourrait dire autrement que l’artiste ne comprend pas son public et le public ne comprend par l’artiste. Entre les deux se trouve une oeuvre qui par son existence donne à saisir un savoir.

C’est donc l’oeuvre qui a quelquechose à dire et pas l’artiste. L’artiste met à disposition des autres, son travail. L’oeuvre dira à l’un, l’autre, vous, elle, lui, ou ne dira pas.

Lorsque l’oeuvre  dit, ce sont des idées précieuses et utiles. La connaissance inespérée.

Pascale Raunet

 

ma vitrine

Après la mise en place d’une vitrine à mon atelier , le bonheur de présenter mes oeuvres aux passants, j’ai le plaisir de  voir cette vitrine maintenant inondée de soleil.

J’y ai installé mes petites fantaisies sur cailloux. En photo, un pavé de la mythique « montée de la grande côte »

les cailloux des villes

Avez vous remarqué que les cailloux en ville ne ressemblent pas aux cailloux de la campagne.

Je les ramasse au gré des chantiers que je rencontre dans la ville: pavés taillés placés en dallage aux stations de bus, galets en décor sur les bords de saone, morceaux de macadam arrachés par les ouvriers,  morceaux cassés  de pierre taillée utilisée en garde fou. La ville s’embellit d’aménagements et …je ramasse ses cailloux.

Le caillou devient le socle d’une sculpture en terre qui sera directement inspirée par la forme de ce caillou. Le socle précède donc la sculpture. Excercice ludique.

la porte

de grands changements à l’atelier .

Une belle porte vitrée qui laisse voir. Les passants découvrent qu’au 15 rue rené Leynaud, je travaille la terre. La porte métallique démontée va trouver sa place contre un mur. Je travaille désormais non plus derrière mais devant elle. Ma porte. Attachement. Combien de fois ai je donné un coup d’épaule pour l’ouvrir, combien de fois ai je réparé sa poignée qui n’était qu’une simple sangle de coton.

L’année 2014 m’apporte donc la lumière à l’atelier et une visibilité pour mon travail.

 

 

les patines

Ces petites pièces anciennes ont enfin trouvé leur patine. J’utilise la gomme laque diluée à l’alcool en passages succèssifs colorés , pigments rouge hélios, et pigments bleu de prusse. Les voilà protègées d’un vernis mat, juchée sur un pavé de granit.

Ces pièces crées dans les Ardennes appartiennent à ma recherche des joues à joues, corps à corps, à deux et si près l’un de l’autre, toujours plus près et jamais assez. On pourrait aussi dire « à deux pour ne faire qu’un ».